(Page 9)

 « La mode est très intimement liée à l’avènement, exclusivement occidental lui aussi, de sociétés où l’individu devient la valeur suprême, qui se substituent progressivement aux sociétés traditionnelles où la valeur se trouvait placée dans la société comme un tout. »

(Page 10)

« […] ce sont tous les codes [vestimentaires], y compris désormais ceux qui permettaient d’identifier les classes sociales, qui ont volé en éclats. La mode, fondamentalement, naît et joue de cet éclatement. »

(Page 19)

« […] La provocation qui est le propre du dandy, que celle-ci soit liée à son indifférence et à son impavidité ou au contraire à son souci affiché de déplaire ».

(Page 21)

« […] le démantèlement des structures sociales anciennes […] a eu pour effet de remettre en question les grands projets, l’art monumental, auxquels à succédé l’élégance, « luxe de simplicité », qui ne relève plus de l’exceptionnel mais du quotidien, de la collectivité mais de l’individu. »

(Page 26)

« […] c’est « l ‘individu jugé supérieur » qui « est copié en tout, et il semble ne copier personne au-dessous de lui, […] ».

(Page 28, citant Veblen)

 « Si l’on peut montrer [grâce à nos vêtements], non seulement que l’ont peut se permettre de consommer à volonté et sans compter, mais en outre et du même coup, que l’on n’a pas besoin de travailler pour vivre, on administre une preuve beaucoup plus convaincante de sa dignité sociale. »

(Page 31, citant Veblen)

« Plus la société, disons surtout les classes riches de la société, accroissent leur richesse, gagnent en mobilité, étendent le cercle de leurs contacts humains, et plus la loi du gaspillage ostentatoire parlera en despote sur les questions de l’habillement […] ; plus vite les modes changeront et passeront, et plus grotesques et insupportables seront les styles divers qui feront tour à tour sensation. »

(Page 32, concernant les théories de Simmel)

« […] cette dialectique veut que les classes inférieures « dirigent naturellement leurs regards et leurs efforts vers le haut », qu’elles imitent la mode des classes supérieures et que ces dernières, pour se distinguer, soient obligées d’en créer une nouvelle ».

(Page 47, concernant les théories de König)

« […] il est « également naturel que, chaque fois, la masse tente d’imiter celui ou ceux qui se sont distingués, »

 « […] aujourd’hui, […] « quelle que soit la désunion qui oppose les peuples sur le plan politique, ils tombent d’accord pour admirer un très petit nombre de personnages (vedettes du sport, du cinéma, etc…) ».

(Page 47, concernant le travail de Valerie Steele)

 « […] depuis [la fin des années 80] certains créateurs de mode, […] tirent leur inspiration des perversions sexuelles et que les vêtements qui ne se trouvaient autrefois que dans des boutiques « spécialisées » se trouvent dans les défilés de mode, puis dans la rue. »

(Page 66)

« […] c’est aussi et surtout indirectement, par l’intermédiaire de l’imaginaire et non directement par la réalité vécue, que sont déterminées nos relations au vêtement. »

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