(Présentation de P.Lepape, page III)

« Le face-à-face avec la nature réclame moins des sentiments qu’un fabuleux trésor de savoirs et de savoir-faire accumulés par les hommes qui affrontent quotidiennement cette réalité infiniment complexe. Sepulveda constate que le “progrès”, tel que l’entendent ceux qui exploitent la forêt amazonienne, conduit aussi à la disparition de ces hommes qui savent. »

(Page 13)

« Le ciel était une panse d’âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au-dessus des têtes. »

(Page 30)

« Écoute, j’avais complètement oublié, avec cette saloperie de mort : je t’ai apporté deux livres.
Les yeux du vieux s’allumèrent.
— D’amour ?
Le dentiste fit signe que oui.
— Ils sont tristes ? demandait le vieux.
— À pleurer, certifiait le dentiste.
— Avec des gens qui s’aiment pour de bon ?
— Comme personne ne s’est jamais aimé.
— Et qui souffrent beaucoup ?
— J’ai bien cru que je ne pourrais pas le supporter. »

(Page 47)

« C’était l’amour pur, sans autre finalité que l’amour pour l’amour, sans possession et sans jalousie. »

(Page 81)

« Aussi vrai qu’on dit qu’une main lave l’autre et que les deux lavent le cul, on doit s’entraider. »

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