Troupeau d’âmes seules cherchant l’âme sœur ;  désespérément. 
Éternels addicts à la dopamine libérée par des histoires magnifiées. 
Ça nous prend la gorge, ça nous tombe dessus sans qu’on s’y attende. S’il n’y a pas de choc, s’il n’y a pas d’embrasement instantané, c’est qu’il faut encore chercher. 

« mieux vaut être seuls que mal accompagnés » dit-on.  « mieux vaut être seuls qu’à peine enivrés », pense-t-on. 

On cherche l’expérience, l’extrême, le parfait. On nous le vend partout. Mais où est-il ? 
Et si ce n’était pas toujours un coup brutal inattendu ?
Éternels insatisfaits stimulés par une abondance de profils élaborés pour vendre. Nous n’avons pas le temps d’attendre autre chose qu’un coup brutal. Ce doit être plus rapide que le mouvement du pouce sur notre écran, sinon nous avons déjà oublié.  
« Tu disais ? Désolée je n’ai pas le temps. L’autre attend.» 

L’abondance de choix contraint la prise de décision.
La ville dégueule de frustration, d’ébauches de relation, d’impatience, de renonciation. La ville dégueule d’histoires qu’on a pas pris le temps de cultiver ; la ville dégueule de solitude.  

Je n’attends pas le choc, l’embrasement, la flottaison.
Je ne veux pas du coup brutal d’un destin qui avait tout prévu. 
Je ne veux juste plus être seule au milieu de la foule,
Je ne sais pas quoi chercher, où regarder,
J’ai mal à la tête de toutes ces information.

Trouvez moi, car je n’ai plus la force de penser que vous existez.  
Vous me trouverez. J’en suis sure ! Promettez-le moi. 
Je ne bouge pas, je reste là. 
Trouvez-moi, puis faites-moi danser. 

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